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Sacrements

Samedi 7 novembre 2009
- Par Dimanche_prochain
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Mercredi 27 août 2008
- Par Jean


Une vidéo sur l'ordination des diacres





Ordination des prêtres





Homélie de Mgr Rey






Ordination des prêtres et des diacres


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Samedi 5 janvier 2008
- Par Jean
Divergences de conception à propos de l'Eucharistie

La conception des Eglises catholiques et protestantes diverge à propos de l'Eucharistie.

Pour l'Eglise Catholique, l'Eucharistie, mémorial de la mort et de la résurrection de Jésus, perpétue le sacrifice de la croix. Elle affirme que, dans le pain et le vin consacrés, c'est Jésus lui-même qui se rend présent et fait le don réel de sa vie.

Pour les Eglises protestantes, la Cène est à la fois souvenir et actualisation du repas (la Cène) d'adieu de Jésus, de sa mort et de sa résurrection. Pour elle, le pain et le vin de la Cène représentent son corps et son sang, mais sans idée d'une présence réelle. (M. R)
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Mercredi 2 janvier 2008
- Par Jean
 L'Eucharistie, source et sommet de toute vie chrétienne
et de toute évangélisation



Avec le baptême et la confirmation, l'Eucharistie est un des sacrements de l'initiation chrétienne. Elle permet aux croyants de se nourrir du Christ et de nourrir leur foi. Tous les croyants sont appelés chaque dimanche à participer à la célébration Eucharistique.

Quand on parle de l'Eucharistie, il faut "s'accrocher" car c'et un "sommet" de la foi catholique. Tout au long des siècles, l'Eglise n'a jamais cessé d'approfondir ce mystère, mais il nous dépassera toujours. L'essentiel ce n'est pas d'en faire une approche théorique et intellectuelle mais une approche amoureuse et vitale. Nous y découvrons à chaque messe combien le Christ est plein d'amour pour chacun de nous et pour le monde. Il est tellement passionné que nous lui manquons quand nous ne nous approchons pas de lui.

 

 L'Eucharistie est un repas.

Les Evangiles nous montrent souvent Jésus à table avec ses amis. Nous savons que Matthieu et Zachée ont été totalement transformés en l'accueillant dans leur maison. Et puis, il y a eu le Jeudi Saint. Ce jour-là, Jésus a réuni les Douze pour le repas de la Pâque. Mais ce repas a pris un caractère particulier. C'est en effet ce jour-là que Jésus a institué l'Eucharistie. Il a distribué le pain et le vin en prononçant des paroles inattendues : "Prenez e mangez, ceci est mon Corps… Prenez et buvez, ceci est mon Sang, faites cela en mémoire de moi..

Nous aussi, nous sommes invités et attendus chaque dimanche par Jésus dans sa maison. Nous y sommes tous les bienvenus. Il s'agit d'un repas au cours duquel Jésus se donne en nourriture. Ce repas est une anticipation des noces éternelles avec l'humanité.

 

 Une action de grâce.

Le mot Eucharistie désigne généralement l'ensemble de la messe. Mais au sens rigoureux du terme c'est seulement la deuxième partie, celle au cours de laquelle on dit la grande prière de louange. Ce mot vient du verbe grec "Eucharistein" qui signifie : "rendre grâce". Lors de la multiplication des pains et surtout au cours du repas du jeudi Saint, il récite sur le pain la prière de louange et de bénédiction. Jésus récite remercie son Père pour le pain et le vin et nous nous associons à sa prière de louange et de bénédiction. Nous n'allons pas à la messe pour que cela nous apporte quelque chose. Le Seigneur n'a pas de comptes à nous rendre. C'est nous qui avons un devoir de reconnaissance envers lui. Et c'est pour cette raison que nous répondons à son appel le dimanche.

 

C'est important car toute la création est présente dans ce petit morceau de pain :

-  L a terre : c'est le sol où le blé a été semé pour y mourir et donner du fruit
-   Le feu évoque le soleil qui fait germer le blé. C'est aussi le feu pour cuire le pain
-   L'eau : elle est nécessaire à la croissance. Elle est également mélangée à la farine pour faire cuire le pain
-   Le blé
 

Le pain représente aussi tout le travail de l'homme, celui du semeur, du moissonneur, du munier, du boulanger… Avec Jésus, nous remercions le Père pour son œuvre d'amour. A travers ce "merci", nous reconnaissons Jésus comme le seul Seigneur. Nous le laissons agir pour nous et en nous.

 

 La Cène, anticipation de la mort de Jésus.

Le repas de la Cène est un repas d'adieu. Jésus sait que son disciple Judas va le trahir, qu'il sera arrêté et condamné à mourir sur une croix. Il sait que son corps sera 'livré" et que son sang sera versé. Au soir du Jeudi Saint, Jésus dit oui à sa mort en l'anticipant. Il l'accepte au plus profond de lui-même et la transforme en acte d'amour : "Il n'y a pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ses amis." (Jean 15. 13)Ceux qu'il appelle ses amis, ce ne sont pas seulement les Douze mais aussi tous les hommes pécheurs qu'il est venu sauver.

 

 L e lieu où la mort et la résurrection du Seigneur sont rendues sacramentellement présentes.

L'Eucharistie n'est pas seulement la commémoration d'un événement passé : "Quand l'Eglise célèbre l'Eucharistie, mémorial de la mort et de la résurrection de son Seigneur, cet événement central du Salut est rendu réellement présent." (Jean Paul II) A travers ce qui n'aurait pu n'être qu'une évocation, Dieu redonne vie présente à ce qui s'est passé jadis. Nous nous y trouvons tous impliqués. Ce passé agit en nous.

A chaque Eucharistie c'est comme si nous assistions "en direct au moment où Jésus fait le don de sa vie. Il n'y a qu'un sacrifice unique et définitif de Jésus. Quand nous sommes à la messe, c'est à ce sacrifice que nous assistons, à l'offrande de Jésus et à sa mort sur la croix. Nous assistons aussi à la victoire de l'amour sur la mort et nous en recevons les fruits.

Tout cela a eu lieu il y a 2000 ans. Mais Dieu créateur est en dehors du temps. En venant dans le monde, Jésus a assumé notre humanité. Il s'est offert en sacrifice une seule fois. Mais l'amour qui l'y a conduit est éternellement présent. A chaque messe, il nous est manifesté. Il est rendu présent à nos yeux. A chaque messe, je peux dire : C'est aujourd'hui que cela se passe.

 

 L'Eucharistie est présence réelle de Jésus.

Sous les apparences du pain et du vin consacrés, Jésus est réellement présent en son Corps et son sang. Lors de la Cène Jésus a dit sur ce qui était du pain et du vin : "Ceci est mon Corps… Ceci est mon sang." Lorsque le prêtre prononce ces paroles sur le pain et le vin, c'est le Corps et le Sang du Seigneur qui sont présents sous les espèces du pain et du vin. Mais le but de l'Eucharistie n'est pas la transformation du pain et du vin mais la transformation et la conversion des cœurs et des communautés chrétiennes de façon à rendre le Christ présent dans le monde d'aujourd'hui.

 

 Un défi pour notre foi.

Avec l'Eucharistie, nous sommes face à une réalité qui met notre foi à rude épreuve. Cela ne date pas d'aujourd'hui. Il en était ainsi au temps de Jésus. Dans son discours sur le Pain de vie, il proclame haut et fort : "Le pain que je donnerai, c'est ma chair pour la vie du monde." Quand les gens ont entendu cela, ils l'ont pris pour un fou : "Comment cet homme-là peut-il nous donner sa chair à manger ?"

Jésus aurait pu chercher à sauver la situation en disant que c'est un malentendu, un langage symbolique. Mais c'est tout le contraire qui se passe ; il en rajoute : "En vérité, si vous ne mangez pas la chair du Fils de l'homme et si vous ne buvez pas son sang, vous n'aurez pas la vie en vous…. Ma chair est une vraie nourriture et mon sang une vraie boisson." En entendant ces paroles, beaucoup ont préféré partir. Mais Pierre et ses amis ont choisi de rester parce que les paroles de Jésus étaient "les paroles de la Vie Eternelle.

Il en est de même pour nous aujourd'hui. Si nous voulons considérer l'Eucharistie avec nos seules mesures, nous ne pouvons qu'être scandalisés. Il nous arrive parfois d'entendre des personnes qui cherchent à atténuer les paroles de Jésus. En fait, quand nous allons communier, c'est tout son être, son humanité et sa divinité que nous accueillons en nous. Il ne suffit pas de comprendre ce mystère avec notre intelligence. Car ce n'est que par la foi qu'il se révèlera à nous. C'est d'ailleurs ce que le prêtre proclame à chaque messe : "Il est grand le mystère de la foi !" Par la foi, nous nous laissons toucher et interpeller par Celui qui a voulu se rendre présent pour nous et qui nous a aimés jusqu'à livrer son corps et son sang pour nous.

 

 Croire aux paroles de Jésus.

Quand nous sommes à l'Eucharistie, nous faisons confiance aux paroles de Jésus qui a dit : "Ceci est mon Corps livré pour vous." Nous lui faisons confiance parce qu'il est "le chemin, la vérité et la vie." Ce mystère dépasse notre raison mais il n'est pas absurde. La foi soutient et prolonge notre intelligence sans la nier.

Dieu a tellement aimé le monde qu'il lui a donné son Fils unique. Ce dernier a été "livré aux mains des hommes.

-  A  Noël, c'était le corps fragile d'un petit bébé livré aux soins de Marie et Joseph

-   Au cours de la Passion le Vendredi Saint, c'est le corps blessé d'un condamné, livré à la cruauté des hommes pécheurs.

-   Aujourd'hui, c'est dans l'hostie consacrée que Jésus continue à se livrer pour nous. Il se donne à nous comme notre serviteur et notre nourriture par amour pour nous et pour le monde. Il aime chacun d'un amour qui dépasse tout ce que nous pouvons imaginer. Il attend de nous que nous nous laissions bouleverser par lui, que nous lui rendions "amour pour amour."

C'est de cela que nous avons à témoigner dans le monde : "Quand le prêtre proclamait à la fin : "Ite, missa est", il signifiait que le temps de la mission est là. Les chrétiens sont envoyés en mission pour témoigner de la Bonne Nouvelle du Salut offert à tous. C'est aussi un engagement à être reliés les uns aux autres dans une communion permanente et à être des signes gratuits de l'amour de Dieu pour les hommes de notre temps.

 

 Témoignages :

-    Françoise : "L'Eucharistie n'a jamais cessé de me rapprocher de Dieu… Elle est demeuré la nourriture essentielle à ma foi mais aussi la racine du don de moi-même à mon mari, mes enfants et maintenant petits enfants et aux autres."

-      Père Jean-Paul (Burkina Faso) : Comment puis-je dire : "Prenez et mangez" sans penser à la famine et à la malnutrition ? L'Eucharistie est inséparable de la vie des hommes. Quand je la célèbre, je communie au manque de pain, j'apprends à partager le pain. Le pain de Dieu partagé à la même table crée des liens entre les hommes, les noue entre eux  dans la fraternité, la rencontre et la solidarité.

 

Sources

-          Initiation à la prière et à l'adoration de Anne Françoise Vater (Editions de l'Emmanuel)

-          50 clés pour comprendre les sacrements (Pèlerin)

-          Les mots des chrétiens (Presses de la Renaissance)

-          Manuel de la foi (Association des catéchistes Allemands) Cerf

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Mardi 2 octobre 2007
- Par Jean Compazieu
Avant toute chose, nous devons nous poser la question : Nous qui sommes baptisés, que représente pour nous le baptême ?  Pour beaucoup d'entre nous, il n'est pas un souvenir personnel car nous n'étions pas en âge de comprendre et de vouloir. Ce n'est qu'un souvenir indirect car on nous a dit que nous avons été baptisés.

Autre question : Connaissons-nous la date de notre baptême ? Beaucoup de jeunes qui viennent voir le prêtre pour leur mariage s'aperçoivent qu'ils ne savent pas quand ils ont été baptisés. Certains prennent leur téléphone portable pour demander à maman… Et pourtant, l'enjeu de cette date est de la plus haute importance. Chaque chrétien devrait la connaître et fêter cet anniversaire tous les ans.

Une nouvelle identité
Dans l'Eglise primitive, le rite du baptême marquait fortement les baptisés. Ce sacrement était donné au terme d'une préparation de plusieurs années pendant laquelle les candidats étaient initiés aux mystères de la vie chrétienne. Ils venaient d'un monde sans Dieu dont la vie n'avait aucun sens. Le baptême était pour eux le point de départ d'une rupture avec l'existence qu'ils avaient connue jusque là. Ils avaient le sentiment que c'est seulement par le baptême qu'ils commençaient à vivre vraiment. Tout ce qu'ils avaient connu jusque là était absurde et vide. C'était un monde décadent. Le sens de la vie était perdu. Leur seule préoccupation était la recherche effrénée des plaisirs et des fêtes et tout ce qui pouvait exciter les sens et la curiosité.

Le baptême était le point de départ d'une rupture avec toute cette agitation. Au cours de la cérémonie, ils renonçaient au mal et à l'absurdité d'une vie éloignée de Dieu. Le baptême était pour eux comme une nouvelle naissance. C'est un sacrement qui nous fait participer à la nature divine. Pour les premiers chrétiens, la rencontre avec Jésus était tellement fascinante que pour éprouver cette nouvelle qualité de vie, ils acceptaient de courir le risque de se mettre à sa suite. Le baptême nous arrache à une voie sans issue, à une voie de solitude. Il nous offre de participer à la nature divine. "L'homme n'est vraiment homme que lorsqu'il est avec Dieu." (Alfred Delp)

Le sens du baptême
En étant administré aux petits enfants, le baptême a perdu de cette force évocatrice qui marquait la vie des premiers chrétiens. On a dit que ce sacrement délivrait l'enfant du péché originel, qu'il le transformait d'enfant païen en enfant de Dieu et qu'il le faisait entrer dans l'Eglise. Tout cela est vrai, mais il nous faudrait retrouver cette force de changement qui marquait le vie des premiers chrétiens.

Le sacrement du baptême
L'enfant qui est présenté au baptême n'est plus seulement fils ou fille de ses parents. Il devient un être de nature divine en qui Dieu crée un nouveau commencement. C'est Jésus lui-même qui touche cet enfant et qui déverse en lui sa vie divine et son amour inconditionnel. Mais l'enfant n'est pas le seul concerné. Ce qui se passe concerne aussi toutes les personnes qui participent à cette célébration.
L'enfant n'est plus seulement l'enfant de ses parents. Il est enfant de Dieu. Il a une dignité divine. Il appartient à Dieu. Ce sacrement vient en aide à ses parents qui souvent craignent de mal faire. Le baptême nous rappelle qu'il est sous la main protectrice de Dieu ; la puissance de guérison du Christ est plus grande que celle de tous les mécanismes blessants qui marquent douloureusement notre vie.
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Mardi 2 octobre 2007
- Par Jean Compazieu
Présentation sur les sacrements de l'Eglise

Dans la vie de tous les jours, il y a des gestes tout simples qui en disent long, par exemple embrasser ses parents, ses enfants, faire un cadeau à un ami, aller voir un malade à l'hôpital, organiser une fête d'anniversaire. Tous ces gestes et ces paroles sont des signes qui montrent l'amitié qu'on a les uns pour les autres. Ils renouvellent et entretiennent l'union des personnes dans la famille ou dans un groupe d'amis.

Chez nous les chrétiens, il y a des signes de l'alliance de Dieu avec son peuple : Ce sont les sacrements. Ils sont très importants dans la vie quotidienne. Les sacrements sont des dons de Dieu, des signes de sa tendresse pour les hommes.

 Les sacrements ont été voulus par Jésus. Ce sont des gestes par lesquels le Christ ressuscité agit aujourd'hui dans son Eglise et prépare son retour. Par les sacrements l'Esprit Saint est communiqué pour nous donner la vie de Dieu, son pardon et sa force. Mais ils ne peuvent vraiment être efficaces que si nous répondons de toute notre foi au don de Dieu

 En célébrant les sacrements, les ministres de l'Eglise sont fidèles à la mission que le Christ a confiée à ses apôtres : Etre les pasteurs du peuple de la nouvelle alliance, baptiser "au nom du Père et du Fils et du St Esprit" tous ceux qui croient à l'Evangile, faire mémoire, à la messe, de Jésus mort et ressuscité, , transmettre le pardon à tous ceux qui se reconnaissent pécheurs.

 
Chez les catholiques et les chrétiens orientaux non catholiques, il y a sept sacrements :
 le baptême, la Confirmation, l'Eucharistie, la Pénitence, l'onction des malades, l'ordre et le mariage.

Des sacrements pour nous aider à grandir dans la vie de Dieu

Le baptême pour devenir enfants de Dieu
La confirmation pour témoigner avec la force de l'Esprit Saint dans l'Eglise et dans le monde.
L'Eucharistie par laquelle le Christ se donne à nous en nourriture spirituelle.

Des sacrements pour nous aider à ressembler au Christ.

Le mariage : Comme le Christ a aimé son Eglise, les époux s'engagent dans la fidélité à vivre de ce même amour. C'est dans l'Eucharistie que les mariés apprennent à s'aimer comme le Christ nous aime.
L'Ordre : Comme le Christ a donné sa vie, le prêtre, uni au Christ donne sa vie pour servir et guider le peuple de Dieu.

Des sacrements pour nous guérir
La Réconciliation, pour pardonner et redire à Dieu notre amour
Le sacrement des malades, pour surmonter les épreuves de la maladie grave et affronter la mort.
Ces deux sacrements conduisent à l'Eucharistie qui doit être le centre de notre vie de foi

(D'après diverses sources)
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Samedi 4 février 2006
- Par Jean Compazieu
Préparer des enfants au sacrement du pardon n’est pas chose facile, d’autant plus que ce n’est pas toujours très clair dans la tête de certains adultes. On parle de péché sans trop savoir ce que c’est. Et quand on y ajoute les notions de péché mortel et de péché véniel, cela devient plus compliqué.

Les enfants disent souvent : « Le péché, c’est quelque chose de mal qu’on a fait. » Oui, bien sûr, mais il faut aller plus loin : Le péché n’est pas seulement une faute, une infraction, une atteinte aux règles de la morale. Il est d’abord une rupture d’alliance avec Dieu, un peu comme un divorce.

Quand j’organise ma vie en dehors de Dieu, quand je ne prie plus, quand je ne pense qu’à moi, je mets Dieu en dehors de ma vie. C’est cela le péché. Quand je fais du mal aux autres et que je refuse de les accueillir, Dieu est atteint dans son amour pour chacun. Nous savons combien des parents peuvent souffrir quand un de leurs enfants est victime de violences. Dieu, qui est Amour, souffre de voir ses enfants se déchirer.

Le pape Jean-Paul II disait : « Notre monde a perdu le sens du péché parce qu’il a perdu le sens de Dieu. » C’est pour nous un appel à redécouvrir ce Dieu qui n’a jamais cessé de nous aimer et qui ne veut que notre bonheur. Lors d’une rencontre avec une religieuse dans un monastère, des enfants lui demandaient si les sœurs allaient se confesser ; elle a répondu : « Oui, toutes les semaines. » Devant leur surprise, elle a précisé : « Plus un amour est grand, plus on voit ce qui l’offense.

Le temps du Carême va nous aider à recentrer notre vie sur Dieu et à retrouver son amour. Nous entendrons des appels tels que : « Convertissez-vous… Revenez à moi de tout votre cœur… »

Un de mes amis me disait un jour : « Je ne sais pas si le bon Dieu me pardonnera car je suis un grand pécheur. » Ce à quoi j’ai répondu : « là où le péché a abondé, la grâce a surabondé. » (Saint Paul). Quand nous revenons vers Dieu, c’est la joie retrouvée, c’est la fête. Nous pouvons reprendre notre route avec un cœur libéré. Et surtout nous pouvons témoigner des merveilles de Dieu dans notre vie et notre monde.

Seigneur, tu es toujours là pour nous accueillir chaque fois que nous nous sommes éloigné de toi. Merci Seigneur pour cet amour et cette joie que tu ne cesses de nous offrir, pour cette confiance que tu nous renouvelles malgré nos infidélités. Garde-nous dans ton Amour.

Jean C

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