depuis le 09/08/08
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Lectures de
l'Assomption
En ce jour de l'Assomption, de nombreux chrétiens sont rassemblés dans les divers sanctuaires dédiés à Marie. Cette année, les pèlerins à Lourdes sont plus nombreux que d'habitude. Ces sentiers
où l'on conduisait les troupeaux sont devenus des lieux où cheminent des chercheurs de Dieu. De même à Fatima, Notre Dame du Laus, Pontmain et jusque dans nos petites chapelles de campagne, on
organise des pèlerinages en l'honneur de Marie. Où que nous soyons, nous sommes invités à nous unir dans une même louange.
L'Assomption c'est la fête de Marie qui entre corps et âme dans la gloire de Dieu auprès de son fils ressuscité. C'est à partir du cinquième siècle que les chrétiens se sont mis à la célébrer. Ils ne pouvaient admettre que le Christ ressuscité ait pu laisser le corps de sa mère se décomposer dans la terre. Quand le pape Pie XII promulgua le dogme de l'Immaculée Conception le 1er novembre 1950, il ne fit que ratifier cette tradition : Marie est entrée corps et âme dans la gloire de Dieu. L'Assomption est une fête exceptionnelle à laquelle tous les chrétiens sont invités.
La bonne nouvelle c'est que Marie n'a fait que nous y précéder. Ce bonheur qui est le sien, nous y sommes tous appelés. Ce que Dieu a réalisé pour Marie nous est également destiné. Avec Marie, notre vie actuelle est une marche à la suite du Christ vers cette grande fête que Dieu nous prépare. Dans l'évangile, Jésus se présente à nous comme Le Chemin, la Vérité et la Vie. C'est par lui que nous passons pour aller au Père. Et Marie est toujours là pour nous renvoyer sans cesse à lui. Comme aux noces de Cana, elle nous redit inlassablement : "Fates tout ce qu'il vous dira." Son message à Lourdes, Fatima et ailleurs nous renvoie à l'évangile. Il est un appel à la prière, la pénitence et la conversion.
L'évangile de ce jour nous rapporte le récit de la Visitation et la prière du Magnificat. Marie se rend chez sa cousine Elisabeth devenue enceinte du futur Jean Baptiste. Elle y va bien sûr comme aide ménagère, mais aussi pour communier avec elle au merveilleux bonheur de la vie. Elle rend grâce car dans le monde de Dieu, les premiers sont les derniers. Les exclus, les petits, les humbles ont la première place dans son cœur. Marie se reconnaît proche d'eux. Elle le montre dans sa prière mais aussi dans son engagement. C'est cet amour qui l'a poussée à faire ce long déplacement pour se rendre chez sa cousine Elisabeth.
La Vierge n'a pas changé. Si nous l'appelons, elle accourt vers nous. Et Jésus est toujours en elle ou à ses côtés. Oui, bien sûr, nous ne sommes pas Elisabeth et Marie n'est pas notre cousine. Mais elle est encore plus puisqu'elle est notre mère. C'est Jésus qui l'a voulu ainsi lorsqu'il était sur la croix. S'adressant à Jean, il dit : "Voici ta mère". Et à Marie : "Voici ton fils." A partir cette heure-là, le disciple la prit chez lui. A travers lui, c'est toute l'humanité que Jésus confiait à sa mère. Alors n'hésitons pas à prendre Marie chez nous et à lui donner la place d'honneur. Nous pourrons toujours compter sur elle.
La Visitation c'est tous les jours, quand une personne vient à nous avec Jésus en elle. Quand l'Amour s'approche de nous, c'est quelque chose d'extraordinaire. Rappelons-nous du témoignage de Mère Teresa qui a consacré toute sa vie au service des plus pauvres parmi les pauvres. Elle passait de longues heures en prière devant le Saint Sacrement. Puis avec ses sœurs, elle partait vers les plus miséreux pour leur apporter soulagement et réconfort. La Visitation c'est quand nous allons vers l'autre pour l'aider mais aussi pour lui porter ce Dieu Amour et le faire resplendir dans la mesure où il nous habite. Ce n'est pas nous qui aimons mais toujours lui en nous.
Tout cela doit donner une nouvelle orientation à la manière dont nous vivons les uns avec les autres. Si nous voulons honorer Marie, il ne faut pas oublier qu'elle est notre mère à tous, y compris de ceux que nous n'arrivons pas à supporter. Comment honorer Marie en ce 15 août si nous avons un regard et des paroles méprisantes pour telle ou telle catégories de personnes. Comment l'appeler "Reine de la Paix" si nous sommes fâchés avec un voisin ? Comme le Christ, Marie souffre de ces divisions qu'il y a dans le monde, dans nos communautés et nos familles.
Mais avec elle, il n'y a pas de situation désespérée. Quand tout va mal, quand nous sommes sur la croix, elle est là. Elle se tient debout pour nous aider à traverser l'épreuve. Quand nous sommes en manque de paix et de joie, elle est encore là. Comme aux noces de Cana, elle dit à Jésus : "Ils n'ont plus de paix et de joie." Et Jésus nous rend la paix et la joie. Quand nous sommes tombés au plus bas, elle se baisse pour nous ramasser. Elle ne craint ni notre péché ni notre douleur. Elle qui a misé toute sa vie sur l'amour, elle nous aide à nous remettre debout pour reprendre notre route à la suite du Christ.
En ce jour, nous rendons grâce au Seigneur pour ce cadeau merveilleux qu'il nous fait en nous donnant Marie pour mère. Cette fête de l'Assomption vient raviver notre lien profond à Jésus Christ et notre désir de le suivre fidèlement tout au long de notre vie. On a aussi appelé cet événement "la dormition de Marie". La mort c'est fermer les yeux à ce monde pour les rouvrir à Dieu. Cette fête doit renouveler et renforcer notre confiance en lui. Ne craignons pas l'avenir ni le jugement de Dieu. Oublions nos péchés ; brûlons les au feu de la Miséricorde. Nous serons jugés sur l'amour et seulement sur l'amour. C'est l'Amour qui nous prendra et nous emportera. L'heure où nous quitterons la terre sera notre Assomption.
Jean C (D'après diverses sources)
Fête du Sacré Cœur
C'est en 1673 que le Christ apparaît pour la première fois à Marguerite Marie Alacoque pour déplorer
l'indifférence des hommes à son égard. Il lui confiait la mission de répandre la dévotion à l'égard de son cœur qui a tant aimé les hommes
Avant même les révélations à Marguerite Marie, Saint Jean Eudes s'est fait l'initiateur d'un culte liturgique des cœurs de Jésus et de Marie. L'impulsion nouvelle que Marguerite Marie allait
donner à ce culte contribuait à neutraliser l'influence desséchante du jansénisme. Ce fut le point de départ d'un renouveau spirituel pour toute l'Eglise.
Pendant des années, Marguerite Marie n'a rencontré que réprobations de la part des religieuses qui la prenaient pour une exaltée. Mais, peu à peu, son ardente spiritualité, inspirée par l'amour
du Christ, finira par gagner toute la communauté. Ce culte liturgique s'est répandu progressivement à toute l'Eglise. La fête du Sacré Cœur est fixée le vendredi de la 3ème semaine après la
Pentecôte.
Lire l'homélie du Père Jean M
Vendredi Saint
L’évangile de ce mardi est un appel incontournable à pardonner, faire la paix et accueillir les gestes de paix de l’autre. Pour y parvenir, c’est vers notre Dieu que nous nous tournons. Livré aux mains des hommes, bafoué, torturé, le Christ a pardonné. Lui seul peut nous donner la force et le courage d’aller jusqu’au bout du pardon.
Aujourd’hui, Jésus compare Dieu à un roi qui remet une dette énorme à l’un de ses serviteurs. Dix mille talents, soixante millions de pièces d’argent : Une telle somme ne peut même pas se compter à l’époque. Les impôts, pour toute la Galilée au temps de Jésus rapportaient deux cents talents par an. La somme est si énorme qu’on se demande comment il en est arrivé là. Une dette de 10 000 talents était donc impossible à rembourser.
En nous racontant cette parabole, Jésus voudrait nous montrer où nous en sommes envers Dieu. Cette démesure de la dette remise n’est qu’une image de ce qui se passe entre Dieu et nous. Devant lui, nous sommes tous des débiteurs insolvables ; et pourtant, quand nous le supplions, il ne se contente pas de nous accorder un délai ; il va jusqu’à nous faire grâce, tout cela au nom de l’amour qu’il nous porte. Le pardon est donné pour ouvrir un avenir à celui qui n’en a pas d’autre possible.
Mais le pardon qu’il nous donne ne sera possible qu’à une condition : C’est que nous fassions preuve d’indulgence pour nos compagnons de route. Les cent deniers que doit le camarade, c’est insignifiant par rapport à l’énorme dette que le premier s’était vu remettre. C’est pour cette raison qu’il devait, à son tour remettre celle de son compagnon et retrouver son amitié. Ce pardon lui aurait donné l’occasion d’un nouveau départ sur de nouvelles bases.
La fin de cette parabole semble contredire ce qui est dit sur le pardon sans limite du Seigneur. En fait ce n’est pas Dieu qui refuse de pardonner. C’est l’homme au cœur dur qui devient imperméable au pardon de Dieu. C’est comme si on voulait arroser une terre sèche et aride. L’eau ne fait que raviner et ça ne sert à rien.
Quand nous disons le ‘Notre Père’, il n’est pas facile de dire : ‘Pardonne-nous comme nous pardonnons à ceux qui nous ont offensés.’ Nous pensons à toutes nos rancunes d’ordre familial, dans le voisinage, dans la communauté paroissiale, au travail ou dans d’autres relations que nous pouvons avoir ailleurs. Mais ce pardon donné est une libération. Il ouvre à la paix, à la vie, à l’avenir et à l’amour. Le pardon donné fraye en nous un passage à la tendresse de Dieu.
Pierre pensait être très généreux en pardonnant jusqu’à sept fois (chiffre symbolique qui signifie sans limite). Jésus nous dit qu’il faut aller jusqu’à 70 fois sept fois. La mesure du pardon c’est d’être sans mesure. Le vrai pardon ne compte pas. On n’a jamais fini de se pardonner et d’être pardonné.
En définitive, c’est l’exemple du Christ lui-même qu’il nous faut regarder et suivre. Ce qu’il nous demande aujourd’hui, il l’a vécu jusqu’au bout. Avant de mourir sur la croix, il a dit : «Père, pardonne-leur, ils ne savent pas ce qu’ils font ! » Par ses paroles et toute sa vie, Jésus nous dit ce qu’est le pardon : il ne s’agit pas d’oublier mais de tendre la main à l’offenseur pour l’aider à se relever. Pardonner c’est aimer. C’est repartir ensemble sur des bases nouvelles.
Notre Dieu est un Père qui aime chacun de ses enfants. Le plus grand désir d’un père et d’une mère, c’est que leurs enfants s’entendent bien et
qu’ils soient unis. Au moment de régler nos comptes avec les autres, rappelons-nous toujours que nous sommes des pécheurs pardonnés, appelés à entrer dans cette logique de pardon et de
réconciliation avec les autres.
Père Jean C
Voici venu le temps du Carême
Revenez à moi de tout votre coeur
Un jour, dans un groupe d’enfants, je demandais s’ils savaient ce qu’est le Carême. Ce fut un grand silence… Puis au bout d’un moment, il y en
a un qui a dit : "Moi je sais, on ne mange pas de viande…" Et un autre ajoute : "On ne mange pas de bonbons." Ce à quoi j’ai répondu : "J’aimerais bien voir ça."
Alors, je leur ai proposé une histoire (inspiration d'un directeur de séminaire) : "Vous avez entendu parler de la chèvre de M. Seguin ; vous
allez me la raconter." Et ils ont raconté cette histoire de Blanchette qui est partie de chez son maître parce qu’elle avait envie de liberté. Et elle s’est retrouvée toute seule dans la
montagne.
- "Et qu’a fait le maître quand il a vu que Blanchette était partie ?"
- Il l’a cherchée et il lui a dit : "Reviens."
- Le Carême c’est exactement ça : C’est Dieu qui nous cherche et qui nous dit : "Reviens !"
Comment allons-nous nous y prendre pour revenir vers Dieu ? Pendant ces quarante jours, plusieurs choses nous sont proposées :
- D’abord revenir à la Parole de Dieu. Nous découvrirons des textes d’évangile, Les tentations de Jésus au désert, le récit de la Transfiguration, l'accueil de la Samaritaine, la guérison de l'aveugle de naissance, la résurrection de Lazare. Ces textes nous disent l'amour passionné de Dieu pour l'humanité et nous invitent chacun à leur manière à revenir vers lui et à le suivre… Au cours de ce Carême, sur notre paroisse, des soirées nous seront proposées pour nous aider à accueillir la Parole de Dieu dans l'évangile de Saint Matthieu.
- Ce qui est le plus important, c’est ce que chacun va faire chaque jour pour montrer qu’il veut revenir vers Dieu :
• Ne pas laisser passer une journée sans un temps de prière…
• Prendre un peu de temps pour lire un texte d'Evangile.
• Répondre à l’invitation de Jésus le dimanche…
• Apprendre à partager, à donner de la joie aux autres…
• Demander à recevoir le pardon de Dieu dans le sacrement de la Réconciliation.
• C’est chaque jour que Jésus nous dit : "Reviens." Notre Carême sera ce que nous le ferons. Il nous appartient de faire en sorte qu'il ne soit pas "insignifiant".
"C’est le temps passé avec la rose qui fait que la rose est importante." (Saint-Exupéry)
Pendant ce Carême, ces quarante jours qui me préparent à Pâques, je veux passer du temps pour toi Seigneur. "Tu es très important pour moi…"
Père Jean C
Lectures du mercredi des Cendres
En ce premier jour de Carême, nous nous mettons en route vers Pâques. Et nous entendons l'annonce de la Bonne nouvelle du Salut : Convertissez-vous et croyez à la Bonne Nouvelle. On nous dit même : "C'est aujourd'hui la Bonne Nouvelle du Salut.
Il faut beaucoup d'audace pour oser proférer une telle affirmation : Nous chrétiens, nous entendons dire : "où est-il leur Dieu?"
- Les ouragans se sont déchaînés : Où est-il leur Dieu ?
- Les attentats meurtriers, la montée de la violence : où est-il leur Dieu?
- Des principes qui ne tiennent plus la route : où est-il leur Dieu?
La tentation est grande de voir dans ces catastrophes un châtiment de Dieu. C'était dans la mentalité de l'Ancien Testament. Mais les prophètes et surtout l'évangile nous invitent à faire un pas
de plus. Ils ne cessent de nous répéter que le Seigneur s'est ému en faveur de son pays. Il a eu pitié de son peuple. Il n'a jamais cessé de l'aimer.
"Au moment favorable, je t'ai exaucé. Au jour du Salut, je suis venu à ton secours. Or c'est maintenant le temps favorable. C'est maintenant le jour du Salut." Même si les événements de notre vie et de notre monde nous déconcertent, nous sommes ouverts à l'avenir, cet avenir inauguré au matin de Pâques. C'est aujourd'hui qu'il nous faut prendre le chemin du Salut. Sur ce chemin, trois balises nous sont clairement indiquées :
- 1er point: L'aumône nous rappelle qu'aucun germe de salut n'ensemencera le monde sans le devoir de la justice envers tous et du partage. La
campagne du CCFD nous invite chaque année à la solidarité avec les plus pauvres. Ce sont des centaines de millions de personnes qui souffrent de sous-alimentation. Nous serons invités par le CCFD
à soutenir des associations qui ont des projets de développement dans des pays qui vivent dans la misère. Nous aurons l'occasion d'y revenir pendant ce Carême.
- 2ème point : Le carême est aussi un temps de prière : C'est le lieu où la grâce conforme notre cœur au désir de Dieu de "faire grâce" à notre monde d'aujourd'hui. Nous ne savons pas
toujours comment prier. Mais nous disposons d'un fantastique réservoir de prières avec les psaumes de la Bible. Au cours du Carême, nous pouvons donc prier avec les psaumes comme le font les
moines et les moniales dans leurs monastères. C'est aussi ce que font prêtres et laïcs qui récitent la Liturgie des Heures. C'est aussi ce que nous faisons tous après la messe après la première
lecture.
- 3ème effort de notre Carême : le jeûne. Il ne s'agit pas d'accomplir des performances. Si nous jeûnons, si nous nous privons de telle ou telle chose, c'est pour mieux nous attacher au Christ. Nous laissons de côté tout ce qui est futile parce que nous choisissons de lui donner la première place. Et puis nous nous rappelons qu'il y a dans le monde des gens pour qui c'est le Carême toute l'année parce qu'ils n'ont pas de quoi se nourrir. En jeûnant, nous choisissons de partager avec eux.
Ce Carême qui commence aujourd'hui, c’est quarante jours qui nous sont donnés pour revenir vers Dieu et lui redonner la première place dans tout ce qui est important pour nous. Trois sacrement sont au coeur de ce temps fort : le Baptême, l’Eucharistie et la réconciliation. Nous sommes invités à les redécouvrir et à les vivre intensément avec l’aide de la communauté chrétienne.
Le Carême c’est une période formidable ; c’est une cure de jeunesse pour le cœur et l’esprit. Dieu veut nous libérer de toutes ces chaînes qui nous maintiennent en esclavage. Cette libération passe par le désert pour aboutir à la joie de Pâques. Et c’est cette joie qui est la première invitée en ce temps de Carême, pas la joie exubérante du Carnaval mais la joie de savoir que le Seigneur nous appelle, nous entraîne et nous guide. C’est lui seul qui peut nous sauver et nous combler.
Alors oui, laissons-nous entraîner par l’Esprit loin de l’agitation et du bruit de ce monde. Le Christ est là et il nous attend pour que nous prenions la route avec lui. Prions-le pour qu’il nous donne d’avancer à sa suite dans la paix.
Jean C. D'après diverses sources
Ref. Samuel (11, 1-4a.5-10a,13-17) - Psaume 50 - Marc (4, 26-34)
La semaine prochaine, avec le Mercredi des Cendres, va commencer dans l’Eglise le temps du Carême. Il faut reconnaître que souvent les chrétiens ne l’envisagent pas comme un temps de réjouissance, à vivre avec enthousiasme. Comment donc l’aborder ? Quelles dispositions du cœur sont souhaitables ? La liturgie de ce jour n’est-elle pas susceptible de nous donner déjà quelques indications ?
Le livre de Samuel (1ère lecture) rappelle un événement de l’Ancien Testament, à propos du roi David, considéré comme un saint par le peuple d’Israël. Il rapporte un véritable crime commis par ce roi n’hésitant pas à faire tuer un officier admiré de son armée, pour s’unir définitivement à son épouse Bethsabée. Celle-ci s’est trouvée enceinte d’une union passagère avec David alors que son mari était au combat. Un tel crime l’aurait conduit certainement à la mort s’il n’avait pas été le roi !
Dieu enverra le prophète Nathan pour reprocher à David son grave péché, ce qui le conduira à subir de dures épreuves dans sa vie et à voir mourir l’enfant de cette union illégitime. Toutefois, devant l’attitude exemplaire du roi, reconnaissant son péché et implorant le pardon divin, il gardera sa fonction royale et transformera sa vie, vécue alors selon les commandements du Seigneur.
Sans porter en nos cœurs de fautes aussi graves n’aurions-nous pas à nous disposer dans cette attitude de pécheurs, réclamée par l’Eglise tout spécialement durant le Carême ? Reconnaître nos fautes, sans oublier les omissions d’aimer, et en demander le pardon ? « Pitié, Seigneur, car nous avons péché » ; « Efface nos péchés ». Disposition du cœur, qui se veut résurrection à une vie meilleure dans la paix, la joie, la fraternité. Dieu est Amour. Il aime à pardonner !
Les paraboles évangéliques peuvent aussi nous inspirer.
Il y a toujours, au fond du cœur humain, une graine d’amour, celle de l’Esprit Saint. Elle se développe non par des forces humaines mais exige de notre part la nécessité de l’arroser en
particulier par la prière.
Petite graine au départ, dans l’amour de Dieu et de ses frères humains, elle peut voir s’étaler des branches d’accueil à quantité d’autres cœurs qui viendront « nicher », trouver avec nous,
espérance dans le Christ, Sauveur du monde.
Débordant notre cas personnel nous pouvons aussi appliquer à l’Eglise ces mêmes paraboles.
C’est le Christ qui l’a plantée et lui donne de croître par le don de l’Esprit Saint. Il attend de ses membres la volonté de suivre les commandements de Dieu, la loi évangélique pour une
bonne pousse !
C’est l’Eglise, au départ si faible et si minime, qui aujourd’hui étend ses branches à toutes les nations mais voit encore la nécessité d’œuvrer pour faire connaître et aimer Jésus de tous sans
distinction.
Puis-je ajouter encore un mot dans la perspective du Carême ? Dans la perception où je travaillais il y avait une jeune fille dont l’ami intime
résidait à une cinquantaine de kms de sa résidence. C’était durant la guerre 39-45. Sa maman m’a dit un jour : « Pour aller faire des courses à 4 kms elle n’est pas toujours bien disposée, mais
pour rejoindre son ami, par tous les temps, elle enfourche sa bicyclette et pédale pour aller au point de rencontre à mi-chemin ». Quand on aime vraiment, on ne calcule pas ! Le Carême est une
distance à parcourir pour une rencontre, disons, encore plus « amoureuse » avec la Christ. « Pédalons » avec joie et enthousiasme !
Père Jean M (avec son aimable autorisation)
La galette des rois et sa fève
Dans les jours qui précèdent et suivent l'Epiphanie, la galette des Rois dans laquelle est cachée une fève, fait le bonheur des petits et des grands.
La coutume apparaît en France au XIVème siècle avec "le repas des rois" qu'on termine avec une galette. Mais en mémoire des mages qui apportent à Jésus des présents, on met de côté une part de galette – "la part de Dieu" – et on la donne au premier pauvre qui se présente. .
Au XVIIème siècle, les jansénistes mènent campagne contre ces fêtes du début de l'année, mais sans grand succès. La preuve : par décret du 24 décembre 1794, la Révolution recommande de manger la "galette de l'égalité" !
Aujourd'hui, comme au XIVème siècle, nous mangeons la "galette des Rois". Mais tous ne se souviennent pas, en devenant rois, de ces mages, qui, en arrivant d'Orient, demandèrent : "Où est le roi des Juifs qui vient de naître ?"
Et très peu, sans doute, ont en mémoire la "part de Dieu" lorsqu'ils chantent la chanson normande du XIXème siècle : "Donnez-moi, je vous prie, donnez-moi la part de Dieu !"
Almanach du Chrétien 2005
Un brave cordonnier appelé Siméon se trouvait seul, un soir de Noël. Il n'avait pas d'enfants et sa femme l'avait quitté pour d'autres cieux. Il était occupé à ranger son atelier quand tout à coup, une lumière étincelante envahit la pièce et il entendit une voix lui dire :
"Siméon !… Siméon,!… Je suis Dieu, et ce soir, je viens chez toi."
Tout ébahi, le cordonnier se dit : "Dieu ..? Chez moi ! Quel honneur ! …et il se mit à nettoyer sa cuisine, à préparer une belle table et un repas plus copieux et savoureux que d'habitude.
Bientôt, on frappe à la porte. " Le voilà qu'il arrive ! Se dit-il " et il court ouvrir.
Hélas ! C'était un enfant qui pleurait.
-"Pourquoi pleures-tu mon bonhomme ? "
- J'ai perdu mon chemin et maman va s'inquiéter.
- Ne t'inquiète pas, je vais te ramener chez toi, lui dit Siméon "
A peine de retour, voilà qu'on frappe de nouveau à sa porte. Il se précipite... Oh non ! C'était une vieille dame toute transie de froid.
- "Entrez, chère dame, vous n'allez pas rester dehors avec ce temps ! Venez prendre une tasse de café bien chaud, cela vous réchauffera."
Une fois réconfortée, l'ancienne le remercia et repartit.
Le temps passait et le petit cordonnier commençait à s'inquiéter.
Tout à coup, on frappa la porte. "Cette fois-ci, c'est lui, j'en suis sûr ! se dit notre homme."
Mais quelle surprise ! C'était un mendiant, et dans quel état ! Sale, avec de vieux habits tout rapiécés et des chaussures trouées.
- " Entrez, mon ami, Il se fait tard, j'attendais un invité de marque et il n'est pas venu. Nous allons partager ensemble le repas que j'ai préparé."
Lorsqu'ils eurent fini de manger le mendiant le remercia chaleureusement et fit mine de partir.
- " Vous n'allez par repartir comme ça dans cet état. Tenez, prenez ce manteau, lui dit Siméon, il n'est pas tout neuf mais il vous tiendra chaud, et mettez ces chaussures que j'ai terminé cet après midi."
Puis, il le ramena à la porte et revint tout triste de n'avoir pas vu le visiteur annoncé.
Fatigué par une si longue journée, Siméon s'endormit sur la table.
Lentement la pendule égrena les onze coups de minuit.
Une lumière aveuglante de nouveau l'envahit, et la même voix ce fit entendre : "Siméon !Siméon!"
- "Mais Seigneur, pourquoi n'es-tu pas venu ? dit-il dans un bâillement. Je t'ai attendu toute la soirée. Pour toi, j'avais tout rangé, mis une belle nappe et préparé un bon repas. Mais dis-moi, pourquoi n'es-tu pas venu ?"
- "Mais, je suis venu ! Le petit garçon qui pleurait, c'était moi. La vieille dame toute transie, c'était moi. Le mendiant affamé, c'était encore moi. !" Siméon, je te remercie.
"Il est venu chez les siens et les siens ne l'ont pas reçu, mais a ceux qui l'ont accueilli il a donné le pouvoir de devenir enfant de Dieu." St Jean
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