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Marie

Jeudi 7 août 2008
- Par Jean

Le dogme catholique de l'Assomption de Marie considère que cet événement est une préfiguration de ce qui se passera à la fin des temps quand l'Eglise tout entière sera emmenée au ciel. Tous les membres du Corps du Christ ressusciteront d'entre les morts grâce au Christ. Ils auront un corps glorifié pour l'éternité dans une grande intimité avec Dieu.

La présence de Marie auprès des apôtres entre l'Ascension et le Pentecôte contribue à l'établir comme Mère de l'Eglise. Elle est auprès d'eux au Cénacle (Actes 1, 14). Il serait peut-être plus exact de dire que les apôtres étaient avec Marie et qu'elle ne cessait de les réconforter depuis la mort de Jésus. Nous n'oublions pas qu'ils étaient désemparés. Marie, qui n'avait jamais perdu confiance, leur redonnait courage.

Le concile Vatican II a voulu préciser la place de Marie pour les catholiques. C'est quelqu'un qui fait partie intégrante de l'Eglise dont elle est un membre éminent. Son rôle est d'être tout entière tournée vers le Christ. C'est ainsi qu'elle se rend disponible à 'action de l'Esprit Saint en elle. Elle ne cesse de nous rappeler que la Vérité est dans le Christ et pas ailleurs. Le seul médiateur entre Dieu et les hommes c'est le Christ. Voilà le message de Marie.

L'Eglise enseigne qu'au terme de sa vie terrestre, Marie a été enterrée comme cela se faisait à l'époque. Mais son corps a été préservé de la décomposition. Par l'action de son fils Jésus Christ,  elle est "montée au ciel" corps et âme. Cela ne veut pas dire "décoller à la verticale" comme un avion, mais aller vers Dieu.

Pourquoi Jésus a-t-il fait cela pour elle ?
Comme tous les humains, Jésus éprouve une profonde affection pour sa mère. Si nous avions ce pouvoir, nous aurions souhaité pouvoir garder intact le corps de notre maman. Nous aurions souhaité être avec elle au ciel. Faire de Jésus un être détaché de tout sentiment humain serait lui dénier toute humanité. Pendant des siècles, les chrétiens
En outre, si Jésus a fait monter sa mère au ciel, c'est pour donner un signe d'encouragement aux hommes. La Tradition enseigne que l'Assomption de Marie a aussi une valeur pédagogique. Elle donne espoir et consolation  aux hommes qui voient ce que Jésus a fait pour sa mère. Tout cela, il veut aussi le faire pour tous les hommes. Elle a été la première mais elle ne sera pas la seule à être emmenée au ciel

Nos frères protestants ont raison de dire qu'il n'y a aucune mention de l'Assomption de Marie dans la Bible. Un récit apocryphe en parle, mais il n'a jamais servi à définir ce dogme. Les catholiques considèrent que la Révélation divine nous est donnée par deux sources :
- La Parole écrite (la Bible)
- La Parole non écrite (la Tradition)
Quand la Bible se tait sur un sujet, la Tradition vient suppléer ce manque et fournir des réponses. C'est ainsi qu'elle nous dit que Marie a été enlevée au ciel par Dieu. Ce dogme a été promulgué par Pie XII le 1er novembre 1950. Il n'a fait que transcrire l'ancienne tradition en dogme, cette tradition étant reconnue comme inspirée par l'Esprit Saint.

Dans la Bible, nous trouvons une allusion à l'Assomption de Marie : "Un grand signe apparut dans le ciel, une femme vêtue du soleil, la lune sous ses pieds, et sur sa tête une couronne de Douze étoiles" (Apocalypse 12, 1)
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Samedi 5 janvier 2008
- Par Jean
Voici ta mère

 "Près de la croix de Jésus, se tenait sa mère. Jésus, voyant sa mère, et, se tenant près d'elle, le disciple qu'il aimait, dit à sa mère : "Femme, voici ton fils !" Puis il dit au disciple : "Voici ta mère. Dès cette heure-là, le disciple la prit chez lui." (Jean 19. 25-27)

Le disciple que Jésus aimait, c'était Jean. C'est aussi chacun de nous. Nous sommes tous les disciples bien-aimés de Jésus. Il nous confie à elle et il nous la confie. Jésus et Marie s'aiment tellement qu'ils partagent tous deux le même amour pour tous les hommes. Le disciple préféré de Jésus est devenu aussi l'enfant préféré de Marie.

Imaginons un peu tout l'amour de Marie pour son fils Jésus, depuis sa naissance jusqu'à sa mort sur la croix. C'est cette maman qu'il nous donne pour qu'elle fasse pour nous ce qu'elle a fait pour lui. Nous pouvons toujours nous réfugier auprès d'elle. Quand nous faisons appel à elle, elle accourt. Son amour ne nous fera jamais défaut.

En même temps, Jésus nous confie sa Mère et il nous demande de la prendre chez nous. Nous sommes invités à l'accueillir avec respect et surtout beaucoup d'amour.
N'hésitons pas à lui ouvrir la porte de notre vie et de notre cœur. Marie est le plus sûr chemin pour apprendre à connaître et aimer Jésus
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Lundi 31 décembre 2007
- Par Jean

Lectures du jour 

Sainte Marie Mère de Dieu

En ce jour, nous nous retrouvons pour nous adresser des vœux de bonne année. C'est une tradition qui nous donne l'occasion de faire un pas les uns vers les autres et c'est très heureux. Cette nouvelle étape nous fait également réfléchir au temps qui passe, au temps perdu et au temps gagné. Une année de plus, c'est une nouvelle chance de réussir ce que nous n'avons pas pu réaliser hier.

En venant ici dans cette église, nous voulons confier au Seigneur cette nouvelle année. Nous le prions pour tous ceux que nous aimons et pour ceux que nous n'aimons pas assez. Un jour, il nous a dit qu'il est venu allumer un feu sur la terre. Nous lui demandons qu'il nous donne de partager sa hâte de voir se répandre cet embrasement d'amour dont il veut remplir le monde.

Tout naturellement, l'Eglise nous invite aujourd'hui à nous tourner vers Marie. Les évangiles nous en parlent très peu, mais ce qu'ils nous disent est très important. Rappelons-nous : Après l'Annonciation, elle va porter la bonne nouvelle dans la maison de Zacharie. Et elle peut constater l'accomplissement de ce que le Seigneur lui avait dit. Sa cousine Elisabeth en est à son sixième mois.

Avec l'Evangile de ce jour, c'est le même souci de partager la bonne nouvelle qui anime les bergers. Tout comme Marie, ils vont annoncer ce qui leur a été dit et ils peuvent constater que ce qui leur a été dit s'est réalisé. Dans la Bible, les récits d'une intervention du Seigneur se terminent souvent par des réactions de témoins. Ici c'est la même chose: Tous s'étonnent de ce que disent les témoins. L'événement est en effet extraordinaire : Dans cet enfant emmailloté, un Sauveur, Christ et Seigneur est né pour nous. A Pâques, ce sera le même étonnement quand les femmes puis les apôtres annonceront la résurrection du Seigneur Jésus. Pour Marie, pour les bergers et pour tous les témoins de ces merveilles de Dieu, c'est la joie et l'action de grâce. 

Dans l'évangile de ce jour, il y a une parole importante : "Marie, cependant, retenait tous ces événements et les méditait dans son cœur." Elle relit en pensée les pages de sa vie où Dieu lui a tracé un chemin qui l'a conduite jusque là. Tout cela est allé très vite pour elle. Mais sa méditation est une action de grâce pour toutes les merveilles que Dieu a réalisées tout au long de l'histoire biblique.

Dans un monde où tout va si vite, il nous est bon de prendre du recul pour méditer en notre cœur les événements de notre vie et de notre monde. Face aux épreuves de la vie, la maladie, les catastrophes, les guerres, les conflits entre personnes, nous risquons de sombrer dans la morosité et le défaitisme. Or ce découragement, c'est tout le contraire de l'évangile. Je dirai même que c'est la pire des tentations car elle risque de nous détourner de Dieu et de notre mission.

Pour Marie, c'est tout le contraire. Comme tous les gens de son temps, elle n'aurait pu voir que ce qui allait mal dans son pays. En fait, les événements qu'elle retient et qu'elle médite, ce sont les merveilles de Dieu. Elle prend la mesure de la vocation de son enfant qui est le Fils de Dieu. Elle découvre ce que sera sa propre mission auprès de lui. Bien sûr, elle ne sait pas tout ; elle doit chercher et prier ; elle doit demander au Seigneur ce qu'il attend d'elle ; elle se sent toute petite mais elle reste confiante en Celui qui élève les humbles.

A la suite de Marie et avec elle, nous sommes invités à méditer les événements de notre vie. Nous avons la chance de pouvoir le faire à la lumière de l'évangile. Même quand tout va mal, n'oublions jamais que le Seigneur est toujours "là au cœur de nos vies" et que "rien ne peut nous séparer de son amour." Notre foi au Christ ressuscité doit nous amener à changer notre regard sur nous-mêmes et sur les autres. Comme pour les disciples d'Emmaüs, ce changement ne sera possible que si nous prenons le temps de nous nourrir de la Parole de Dieu et de l'Eucharistie.

Ce jour est un appel à nous ouvrir à l'avenir que Dieu nous donne. Commencer une nouvelle année, c'est se retrouver face à l'inconnu. Nous voudrions faire des prévisions mais elles sont fragiles et souvent démenties. L'avenir nous réserve toujours des surprises : Que sera cette nouvelle année pour nous ? Pour le monde ? Ces incertitudes ne doivent pas nous paralyser ni nous décourager. Les fatalistes voudraient nous faire croire que tout est écrit : Ce n'est pas vrai ; Dieu est amour et il ne veut pas le malheur des hommes. Cette année sera ce que Dieu voudra mais aussi ce que nous la ferons, dans la confiance et la sérénité. Rappelons-nous saint Paul : "Nous sommes plus que vainqueurs par Celui qui nous a aimés."

Ce premier janvier est aussi la journée mondiale de la paix. Nous pensons à tous ces pays si douloureusement marqués par la guerre et la violence mais aussi à tous les conflits familiaux et entre voisins. La vraie conversion suppose un changement de regard sur ceux et celles qui nous entourent. Pour que la paix sur la terre soit obtenue, il faut que les hommes communiquent entre eux et apprennent à se faire confiance.

Celui dont nous célébrons la naissance a été appelé "le Prince de la Paix." Il a réconcilié tous les hommes avec Dieu par sa croix. Il a tué la haine une fois pour toutes. Et à la Pentecôte, il a envoyé son Esprit d'amour dans le cœur de tous les hommes. Comme Marie et avec elle, apprenons à méditer ces merveilles de Dieu en notre cœur. Laissons-nous conduire par le Christ. Il est le Chemin, la Vérité et la Vie. C'est avec lui que 2008 sera une BONNE ANNEE.

Jean C (D'après diverses sources)

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Mardi 2 octobre 2007
- Par Jean Compazieu
Ce mois d'octobre est celui du rosaire. C'est pour nous chrétiens l'occasion de nous tourner vers Marie pour lui confier notre vie et notre monde. Cette prière que nous faisons passer par Marie va à Jésus. Lui-même nous demande de la prendre chez nous et de l'aimer comme notre Mère.

Quand tout va mal, Marie est là pour nous aider à traverser l'épreuve. Elle prie pour nous et avec nous. Et quand nous tombons au plus bas, elle se baisse pour nous ramasser. Elle ne craint rien, ni notre péché ni notre douleur. Elle est la femme forte, celle qui a misé toute sa vie sur l'Amour et elle est là pour nous remettre debout. Elle infuse en nous le désir de vivre des buts dignes de nous.

Depuis la Visitation, la Vierge n'a pas changé. Si nous l'appelons, elle court toujours vers nous. Et Jésus est toujours avec elle. Bien sûr, nous ne sommes pas Élisabeth. Marie n'est pas notre cousine. Mais elle est beaucoup mieux. Elle est notre Mère. C'est Jésus qui l'a voulu ainsi quand elle était avec lui au pied de la croix. Jésus s'est adressé au "disciple qu'il aimait" pour lui dire : "Voici ta Mère". Et il dit à Marie : "Voici ton fils". Nous sommes tous les disciples bien-aimés de Jésus. En même temps, Jésus nous confie sa Mère et il nous demande de la prendre chez nous. Nous sommes invités à l'accueillir avec beaucoup de respect et surtout beaucoup d'amour. N'hésitons pas à lui ouvrir la porte de notre vie et de notre cœur. Marie est le plus sûr chemin pour apprendre à connaitre et aimer Jésus.

Nous pouvons toujours compter sur Marie quand la souffrance dépasse le supportable. Elle voit nos besoins et elle entend notre prière. Aux noces de Cana, elle était auprès de Jésus pour lui dire : "Ils n'ont plus de vin." Aujourd'hui, c'est une autre prière : Il n'y a plus de joie, il n'y a plus d'amour. Nous pouvons lui confier toutes nos souffrances et celles de notre monde. Alors elle ne cesse de nous renvoyer à son fils pour nous redire : "Faites tout ce qu'il vous dira.
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