Lundi 23 mars 2009
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Par Dimanche_prochain
Imaginez que des parents disent à un jeune qui vient d'avoir sa mobylette : "Le
seul moyen de te protéger des accidents, c'est de mettre ton casque." Bien sûr que c'est important, mais ce serait irresponsable de s'en tenir là. Il faut aussi qu'il apprenne à respecter le code
de la route, limitation de vitesse, priorités, circuler sur le bon côté… Par respect pour lui et pour les autres, il doit avoir une conduite responsable.
Or on voudrait nous faire croire qu'à partir du moment où on utilise le préservatif, tout est permis. On le recommande aux jeunes. Ils seront peut-être protégés contre le SIDA, mais ailleurs, les
dégâts sont importants. Notre société a beau jeu de condamner le viol, la pédophilie et autres dérives abominables. C'est bien elle qui est responsable par la prolifération de films, de
propagandes et de dérives en tous genres.
Et si nous apprenions à avoir une "conduite" responsable ! Cela commence par la fidélité, la chasteté, le respect des personnes … Comment aider des jeunes à construire leur vie sur du solide si
on ne les encourage pas à se réserver pour celui ou celle qui sera l'homme ou la femme de leur vie ? L'usage du préservatif peut être une protection sanitaire contre la maladie ; mais il reste à
se protéger contre d'autres dangers qui dont de gros dégâts. Nous devons nous poser la question : Pourquoi tant de divorces ? Pourquoi autant de foyers divisés ? Se protéger contre le SIDA c'est
bien mais à condition de ne pas oublier les autres problèmes qui, eux aussi, sont très graves.
Le pape est dans son rôle quand il rappelle aux catholiques qu'il ne peuvent miser leur vie affective sur ce genre de moyens préconisés par une société en référence avec des valeurs non
chrétiennes. On voudrait faire croire qu'à partir du moment où il se protège, l'homme peut faire n'importe quoi ! Aucune responsabilisation, aucune éducation affective n'est proposée pour humaniser la sexualité.
La foi chrétienne invite les baptisés à une autre attitude.
Prendre la défense des valeurs morales c'est peut-être ringard, mais si nous voulons une société plus juste et plus respectueuse, c'est par là qu'il nous faut commencer. Cela va à contre
courant de la mentalité du monde. Mais Jésus avait prévenu : Ses envoyés "risquent de subir la persécution et la haine comme lui-même les a subies. L'hostilité du monde manifeste une forme de
conflit radical entre les ténèbres et la lumière, entre le mensonge et la vérité." (La Bible expliquée)
Imaginons un peu ce qui se passerait si l'Eglise était pour le préservatif … Elle deviendrai complice d'une société qui ne voit que des solutions à court terme. Quel langage pourrait-elle tenir
sur la fidélité, le respect de l'autre, l'unité du couple ? Ce ne serait plus l'Eglise de Jésus Christ.
Que voulons-nous ? Une Eglise qui nous dit : "ce que tu fais c'est bien" ou une Eglise qui nous dise : "Ce que tu vis présentement avec tes limites, cherche à l'améliorer pour marcher à la lumière de Dieu" ?
Merci de nous rappeler l'essentiel.
Pour moi, le Pape ferait mieux d'éviter de se prononcer sur le préservatif : qu'il l'ignore, et qu'il se cantonne à rappeler l'idéal chrétien à atteindre. Et qu'il rappelle l'amour du Christ et le traduise en actes (allusion très fine à l'affaire de l'évêque de Recife ... pour laquelle nombreux sont ceux qui attendent un témoignage de sa part).
Amicalment,
J.M.
Le cardinal André Vingt-Trois a publiquement déploré le déchaînement des medias devant les récents événements qui ont été relatés en ce qui concerne le Brésil et l'Afrique.
Invité le vendredi 20 mars du « Talk Orange- Le Figaro », l’archevêque de Paris et président de la Conférence des évêques de France a souligné que les polémiques de ces dernières semaines servaient de prétexte pour « se payer le pape » .
Conscient que « si on est mal compris, c’est peut-être qu’on a une part de responsabilité dans la manière de transmettre », il a cependant fustigé ce qui s’apparente à ses yeux à du « lynchage » .
Revenant sur la phrase prononcée dans l’avion, le cardinal Vingt Trois a redit que « le Pape a voulu se situer devant une alternative : la meilleure façon de lutter contre le sida est-elle d’avoir recours à un moyen technique ou à la liberté humaine ? Il se situe dans la perspective la plus honorable, qui est de faire appel à la liberté humaine. » (source : CEF)